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LES
CREDITS RESERVES AU NEUF
Entre les promesses
de baisse des taux de la Banque Centrale Européenne et
les annonces de risques inflationnistes, il devient difficile
de prédire l'évolution des taux de crédits.
Heureusement, les banques mettent à disposition des futurs
propriétaires des solutions de financement qui s'adaptent
à toutes les situations. Tour d'horizon.
Quoiqu'on en dise, les taux d'intérêts sont toujours
bas. De 5.30 % pour un taux variable sur 15 ans à 5 % pour
un crédit à taux fixe sur la même période,
le sort des emprunteurs d'aujourd'hui et bien plus enviable qu'au
début des années 90 ou le crédit immobilier
se payait trois fois plus cher ! Ceci dit, certains excès
ayant été dénoncé, les emprunteurs
ont pris une habitude salutaire pour leurs finances. Ils sont
devenus très regardant vis à vis des sommes qu'ils
versent à leurs banquiers. En réaction, les organismes
de crédits ont fait de sérieux efforts pour répondre
à cette demande de transparence. Et s'il convient de rester
vigilant sur les clauses du contrat qu'il faut signer avec son
banquier, force est de constater que tout est fait pour permettre
l'acquisition d'un logement dans les meilleures conditions possibles.
Les montages qui ont le vent en poupe font la part belle à
toutes sortes de panachages entre le prêt principal et les
prêts complémentaires. Il reste cependant au candidat
emprunteur à choisir la meilleure solution, ce qui suppose
qu'il connaisse les différents crédits mis à
sa disposition.
Les conditions de taux
les plus favorables sont accordées à l'emprunteur
qui emprunte le moins ! Plus l'apport est important, moins grand
est le risque pour le banquier de ne pas récupérer
sa mise en cas de catastrophe... Dans ce cas, c'est le juste retour
des choses, le bon client bénéficie de meilleures
conditions financières. Mais inversement, si le banquier
accepte un dossier risqué, il le fera alors payer plus
ou moins chèrement... Le taux proposé peut alors
être supérieur de 0,50 % à 0,75 % ou plus.
Bon à savoir : certains prêts attribués à
des conditions avantageuses sont assimilables à l'apport
personnel. Mais attention cependant, sauf à opter pour
un crédit " multipalier " (voir plus loin), les
mensualités de ces prêts s'additionnent et entrent
en ligne de compte pour le calcul du taux d'endettement global
de 30 % au-delà duquel un prêt est rarement accordé...
Il en est ainsi pour les sommes obtenues au titre des prêts
épargne logement et des prêts 1 % logement dans les
entreprises de plus de 10 salariés.
L'APPORT PERSONNEL
N'EST PAS TOUJOURS NECESSAIRE
Pour le prêteur, l'absence ou le manque d'apport personnel
est souvent synonyme de taux d'endettement important. Si cette
situation semble inquiéter votre banquier, n'oubliez pas
qu'un crédit peut être complété par
diverses assurances. La garantie de rachat, l'assurance revente
ou une assurance en cas de chômage, sont autant de barrières
contre le risque de faillite dont l'emprunteur doit tenir compte
lors de la négociation du taux de crédit. Le risque
de votre banquier étant considérablement réduit,
cela doit naturellement se répercuter en terme de diminution
de taux.
Pour constituer un dossier
de crédit, le candidat emprunteur doit justifier et fournir
à son interlocuteur différents documents relatifs
à son identité, sa situation de famille, ses revenus
et enfin des indications précises concernant l'opération
à financer. S'agissant de l'identité, le demandeur
de prêt doit fournir une copie de sa carte d'identité
ou de son passeport ou une copie de sa carte de séjour
s'il est résident étranger en France. Pour la situation
de famille, l'emprunteur marié doit fournir son contrat
de mariage s'il existe ou le jugement de divorce, le cas échéant.
De même, si l'emprunteur est une personne morale (société
civile immobilière) les statuts ou les projet de statuts
devront être présentés au banquier.
LES JUSTIFICATIONS
DES REVENUS ET DES CHARGES
Si l'emprunteur s'adresse à un interlocuteur qui n'est
pas son banquier habituel, il devra lui présenter ses relevés
de compte bancaire des derniers mois écoulés ainsi
que ses derniers avis d'imposition. Pour un salarié, sont
généralement exigés les trois derniers bulletins
de salaire et notamment celui du mois de décembre de l'année
précédente qui récapitule l'ensemble de revenus
salariaux de l'année. Pour un non salarié ou un
commerçant, les 2 derniers bilans ou les déclarations
2031 certifiés par le comptable doivent être produits.
Pour une profession libérale, les 2 dernières déclarations
2035 sont généralement demandées. Quant aux
revenus fonciers, ils doivent être justifiés à
l'aide des déclarations 2044 et 2072 pour les SCI. Enfin,
si des crédits immobiliers sont en cours de remboursement,
les tableaux d'amortissement doivent être joints au dossier
de demande de prêt afin de permettre au banquier d'évaluer
les risques qu'il encourt.
LES JUSTIFICATIFS
CONCERNANT L'ACQUISITION
Enfin, une copie de la promesse ou du compromis de vente et éventuellement
le plan du bien devront être joints au dossier pour une
demande de prêt concernant un immeuble ancien. Si des travaux
sont prévus, les devis des travaux à réaliser,
le permis de construire ou le récépissé de
la demande seront demandés. Pour le financement d'un logement
neuf, il conviendra de joindre le contrat de réservation,
le descriptif technique et les plans à la demande de prêt.
Pour peu votre nom ne
figure pas au fichier des incidents de paiement de la Banque de
France, ces différents éléments permettent
à l'établissement de crédit d'évaluer
votre dossier et de vous faire une proposition dont le prix final
dépend du type de crédit choisi, taux fixe ou taux
variable, des garanties souscrites au profit du banquier, hypothèque,
privilège de préteur de deniers et des assurances
en cas de décès, d'invalidité ou de chômage.
FAIRE JOUER LA CONCURRENCE
Quel que soit l'organisme auquel vous vous adressez, le processus
de demande de prêt est souvent le même. Les informations
confidentielles précédemment énumérées
vous sont demandées sur vous-même, votre âge,
votre sexe, votre situation de famille et votre activité
ainsi que des explications précises sur la nature du projet
immobilier pour lequel vous sollicitez un financement.
Vous trouverez très
facilement sur internet des intermédiaires qui se chargeront
en une seule fois, de soumettre votre projet d'acquisition immobilière
à plusieurs établissements de crédits. Cette
démarche offre l'avantage de la simplicité et permet
un précieux gain de temps. La fastidieuse démarche
du remplissage du formulaire de demande de crédit n'étant
faite qu'une seule fois. Une fois collectées, les informations
sont transmises aux différents partenaires des intermédiaires.
Généralement, dans un délais de 48 h, il
vous est proposé de venir consulter au même endroit,
les différentes propositions personnalisées de crédit
reçues des différents partenaires dont la durée
de validité est généralement de 15 jours.
Au-delà de ce délai, les propositions sont caduques
et une nouvelle demande doit être formulée.
En cas d'acceptation
d'une proposition, l'intermédiaire transmet vos coordonnées
à l'émetteur de l'offre, à charge pour ce
dernier de vous contacter afin de finaliser le financement. A
ce stade, l'intermédiaire a terminé sa mission et
l'attribution du prêt incombe uniquement à la banque
après examen de votre dossier. Pour finir, l'octroi du
prêt se traduit par une offre préalable qu'il suffira
d'accepter.
LE ROLE DE L'INTERMEDIAIRE
Entre la transmission brute des informations recueillies, sans
aucune intervention ni conseil et une analyse détaillée
par un professionnel, éventuellement assortie de recommandations
pour vous permettre de constituer le meilleur dossier possible,
la gamme des services et des interventions des intermédiaires
est très large. Le plus souvent, l'intermédiaire
est directement rémunéré par l'organisme
prêteur ce qui n'interdit pas au demandeur de crédit
d'essayer de faire prévaloir sa préférence
en matière de taux ou de modalité de prêt
et de d'argumenter pour obtenir la meilleure offre de crédit
possible.
LES DIFFERENTS TYPES
DE PRETS
Aujourd'hui, il n'est plus rare de trouver des offres de prêts
qui s'étalent sur 25 ans. Pour fixer les idées,
voici un exemple de l'incidence de la durée sur le remboursement
d'un emprunt. 710 000 F empruntés à 6 % sur 15 ans
reviennent chaque mois à 5991,38 F. Au bout du compte,
il en coûte 368 419,22 F d'intérêts. Ce prêt
est accessible à un emprunteur ou à un ménage
disposant d'un revenu mensuel de 18 000 F. Sur 25 ans, pour le
même montant emprunté, l'effort mensuel passe à
4574,54 F soit une diminution de 23,65 %, ce qui le rend accessible
à un foyer dont les revenus mensuels ne sont plus que 13
800 F. Cependant, le total des intérêts versés
augmente pour sa part de 79,77 % à 662 339,23 F.
L'utilisation d'un crédit
à long terme permet de rendre comparable le coût
de l'acquisition d'un logement à celui de la location.
Cela dit, les méthodes d'appréciation de l'endettement
des candidats sont immuables. La règle traditionnelle d'un
endettement maximum de 30% des revenus mensuels s'applique. Cette
part d'endettement, qui s'apprécie après déduction
des charges de prêts immobiliers, permet de parer aux charges
nouvelles qui incombent au propriétaire, notamment les
impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière)
et les frais de fonctionnement (chauffage, entretien…) du
logement.
Les différents
types de crédits immobiliers
En période de hausse des taux d'intérêts,
le taux fixe est recommandé mais il ne permet pas une adaptation
en souplesse aux conditions de taux lorsque ceux-ci baissent.
Dans un tel cas, le crédit à taux variable est plus
adapté, mais en contrepartie ce dernier se révèle
moins performant lorsque les taux augmentent.
Le prêt révisable
plafonné ou capé
Pour bénéficier d'une possibilité de baisse
des mensualités de remboursement tout en limitant les risques
de hausse, il est possible d'opter pour un prêt variable
plafonné. Légèrement plus cher au départ
que les prêts simplement variables, les taux hors assurance
des prêts capés sont actuellement compris entre 5,25%
et 6,70%. Ces prêts garantissent, dès la souscription
que la variation du taux d'intérêt est plafonnée
à la hausse et à la baisse. Il en résulte
que les remboursements n'excèderont pas des limites prédéfinies.
Le prêt modulable
Ce prêt permet d'augmenter ou de baisser les mensualités
de remboursement d'un prêt (variable ou fixe) en fonction
des revenus et des charges. La hausse des mensualités provoque
un raccourcissement de la durée de remboursement du prêt
et entraîne une diminution des sommes versées au
titre des intérêts de l'emprunt. A l'opposé,
une baisse des mensualités entraîne un allongement
de la durée du crédit et une augmentation de son
coût. Selon les établissements et les formules proposées,
cet allongement peut être plafonné ou non en durée.
Le prêt multipalier
Pour les cas, très fréquents ou l'acquisition est
financée à l'aide de plusieurs prêts qui obéissent
à des modalités de durée et de taux différents,
par exemple lorsqu'un prêt à 0 % se combine avec
un prêt épargne logement, auquel s'ajoute un prêt
à taux variable, des solutions de remboursement permettent
d'adapter les modalités de remboursement des prêts
en cause en fonction des capacités de remboursement de
l'emprunteur. Ces formules, connus sous le nom de prêts
multipalier consistent à diminuer la charge de l'emprunt
principal au début du remboursement afin de rendre le taux
d'endettement de l'emprunteur compatible avec sa capacité
de remboursement. Cette solution permet soit de lisser la charge
de remboursement, soit de la diminuer au début de l'opération
et de l'augmenter progressivement au fur et à mesure des
années ou encore de réduire la durée du prêt
et de diminuer le coût total du financement.
Pour un banquier, l'absence ou le manque d'apport personnel de
l'emprunteur est souvent synonyme de taux d'endettement important
et donc de risque. S'il accepte le dossier, il le fera alors payer
plus ou moins chèrement plus ou moins chèrement.
Le taux proposé est alors supérieur de 0,50 % ou
plus. Pour rassurer votre banquier, diverses assurances comme
la garantie de rachat, l'assurance revente ou une assurance en
cas de chômage peuvent être souscrites.
La garantie de rachat :
Certains promoteurs proposent de racheter, pendant une période
pouvant aller jusqu'à 15 ans suivant l'acquisition, le
logement de tout acquéreur. Cette garantie entre généralement
en jeu lorsque surviennent des événements particuliers
: mutation géographique professionnelle, diminution durable
des ressources, chômage, divorce ou séparation de
corps, décès, incapacité ou invalidité
permanente. Les conditions de rachat sont variables. Elles vont
de l'offre de prix égale au prix de vente initial moins
les frais de remise en état et des frais liés au
rachat et à la revente du bien sans être inférieure
à 80% du prix de vente initial.
L'assurance revente
Certains assureurs peuvent proposer en général pendant
5 ans au maximum de vous indemniser en vous reversant la différence
entre prix d'acquisition et prix de revente si vous devez vendre
pour des raisons majeures semblables à celles évoquées
dans le cadre de la garantie de rachat. Généralement
le plafond de cette garantie est de 200 000 F
L'assurance chômage
Les conditions à respecter pour bénéficier
d'une assurance en cas de chômage varient selon les contrats.
Elles sont généralement réservées
aux salariés qui bénéficient d'un contrat
de travail à durée indéterminée depuis
un certain laps de temps chez le même employeur. Parfois
s'ajoute une période de franchise (de 6 mois à 1
an), des limites d'âge de couverture qui peuvent varier
de 55 à 65 ans et une limite de durée de garantie,
parfois plafonnée à 36 mois. La prime, peut être
calculée sur la totalité du capital emprunté
ou sur le capital restant dû. En conséquence de quoi,
il est possible de trouver des primes coûtant entre 0,50
et 2 % du capital emprunté.
Important : si vous
souscrivez ces différentes garanties, n'oubliez pas d'en
tenir compte lors de la négociation du taux de crédit.
Le risque de votre banquier sera considérablement réduit,
et cela doit naturellement se répercuter sur sa marge.
LES DIFFERENTS PRETS
COMPLEMENTAIRES
Complémentaires des prêts classiques fixes ou variables,
les prêts aidés permettent sous certaines conditions
de bénéficier de taux d'intérêts particulièrement
attractifs. Sous le label " prêts aidés "
on trouve les formules comme le compte et le plan d'épargne
logement (CEL et PEL), le prêt à taux 0, le prêt
1 %, le prêt conventionné (PC), le prêt d'accession
sociale (PAS) ou encore les prêts alloués aux fonctionnaires
et ceux que l'on peut obtenir auprès des caisses de retraites
et des départements. Pour les trois derniers types de prêts,
les conditions d'attribution, le montant des prêts (jusqu'à
100 000 F et parfois plus) et les taux d'intérêts
(à partir de 2 %) sont très variables. L'emprunteur
a donc tout intérêt à s'adresser directement
aux organismes dont il dépend… Quant aux autres, en
voici un rapide aperçu
Prêt à
taux zéro
Depuis le 1er octobre 1995, le prêt à taux zéro
(qui remplace le prêt PAP d'accession à la propriété)
est distribué dans les établissements de crédit
ayant signé une convention avec l'Etat. Il consiste en
une avance de trésorerie, remboursable sans intérêt,
plus ou moins rapidement selon les revenus de l'emprunteur. Ce
prêt sert à l'achat, à titre de résidence
principale, d'un logement neuf ou ancien avec travaux. Accordé
en complément d'un autre prêt, il ne peut excéder
le tiers de l'endettement total et 20 % du coût de l'opération
(25 % dans les zones franches urbaine). Pour en bénéficier,
les revenus imposables de l'année n - 2 (soit ceux de 1998
pour un achat en 2000) ne doivent pas dépasser un certain
plafond variable selon les charges de famille et le lieu de résidence.
Nombre de personnes par foyer
|
| |
Revenus
nets I-D-F
|
Revenus
nets Province |
| 1
personne |
145.000F |
124.300F |
| 2
personnes |
186.400F |
165.700F |
| 3
personnes |
207.100F |
186.400F |
| 4
personnes |
227.800F |
207.100F |
| 5
pers. et + |
248.500F |
227.800F |
Prix maximaux des
opérations pour le calcul du montant du prêt à
0% :
Nombre de personnes vivant au foyer
|
| |
I-D-F
|
Province |
| 1
personne |
500.000F |
350.000F |
| 2
personnes |
186.400F |
500.000F |
| 3
personnes |
750.000F |
550.000F |
| 4
personnes |
800.000F |
600.000F |
| 5
personnes |
850.000F |
650.000F |
| 6
personnes et + |
900.000F |
700.000F |
La sécurisation
: en cas de chômage, un fonds de garantie financé
par le 1% patronal permet de réduire d'un tiers les mensualités
de remboursement pendant 15 mois, à partir du 10 eme mois
de chômage indemnisé.
Le compte (CEL) et le
plan (PEL) épargne logement
Après une durée minimale d'épargne qui varie
selon le régime choisi, (18 mois pour le compte ou et 4
ans pour le plan), l'épargne logement permet de se constituer
un apport personnel, de percevoir des intérêts pendant
la phase d'épargne, puis de bénéficier d'un
prêt à un taux avantageux. Pour le CEL, l'épargne
maximale est de 100.000 F. Les fonds peuvent être déposés
dans une Caisse d'Epargne, à La Poste ou dans un établissement
de crédit ayant passé un accord avec l'Etat. Depuis
1993, le versement initial est de 2.000 F minimum, les versements
ultérieurs annuels étant de 500 F minimum.
Actuellement, cette
épargne est rémunérée à 1,50
%. A terme, l'épargnant peut solliciter un prêt dont
le montant dépend de sa durée et des intérêts
acquis pendant la phase d'épargne. Il est au maximum de
150.000 F et en cas de cumul avec un prêt plan épargne,
il peut atteindre 600.000 F. Le taux d'intérêt du
remboursement du prêt est de 3%. A cela, l'Etat ajoute une
prime (exonérée d'impôt) dont le montant est
de 7.500 F au maximum. La durée du prêt est de 2
à 15 ans. La cession de droits à prêt est
possible, c'est à dire que le titulaire d'un compte épargne
logement peut utiliser les intérêts acquis par une
autre personne à partir d'un autre compte, afin d'accroître
ses droits à prêt.
PEL : comment
et quand l'utiliser ?
Le plan d'épargne logement conjugue deux avantages décisifs.
Pendant 4 ans, sous la forme d'une obligation d'épargner,
c'est un placement financier qui offre un rendement de 3,60 %
net d'impôt et une prime de l'Etat pouvant atteindre 10
000 F. D'autre part, au terme de la période d'épargne
précitée, il offre la possibilité de bénéficier
d'un prêt à 4,31 % qui rivalise largement avec n'importe
quel prêt à taux fixe !
A QUI S'ADRESSE LE
PEL ?
Le PEL concerne tous ceux qui disposent d'une capacité
d'épargne. Au terme d'une période minimale de 4
ans pendant laquelle l'épargne est bloquée, vous
bénéficierez d'un prêt dont le montant varie
en fonction de l'importance des intérêts acquis et
de la durée de remboursement du prêt accordé.
Accessible aux moins fortunés et aux primo-accédants,
le PEL débute par un versement initial minimum de 1 500
F. Il continue avec des versements périodiques d'au moins
3 600 F par an, soit 300 F minimum par mois. Depuis le 26 juillet
1999, les dépôts (plafonnés à 400 000F)
sont rémunérés au taux de 3.62 %.
Bon à savoir
: en cas de prêt pour l'acquisition d'une résidence
principale à usage personnel, la prime peut être
majorée dans la limite de 1 000 F par personne à
charge.
LE MONTANT DU PEL
:
Le montant maximal du prêt alloué au titre du PEL
est de 600 000 F. Toutefois, le montant du prêt dépend
des intérêts acquis pendant la phase d'épargne
et de la durée pendant laquelle vous envisagez de rembourser
le prêt qui vous est consenti. Ainsi à titre d'illustration,
pour bénéficier d'un prêt de 600 000 F remboursable
en 7 ans à 4,61 %, il convient de verser au départ
une somme de 110 000 F puis 5000 F mensuellement pendant 4 ans.
Pour un prêt de 180 000 F remboursable sur 10 ans, il suffit
d'un versement initial de 20 000 F et de 48 versements mensuels
de 3 000 F.
LE PRET 1 %
Le prêt à 1 %, l'ancien 1 % logement, compte parmi
les prêts complémentaires intéressants. Et
pour cause. Un emprunteur, quelles que soient ses ressources,
peut demander à en bénéficier s'il est salarié
ou retraité d'une entreprise privée employant au
moins 10 salariés (et ne relevant pas du régime
agricole). Le prêt peut éventuellement être
refusé si l'entreprise ne dispose plus de fonds disponibles,
si l'employeur a établi un ordre de priorité parmi
les salariés (situation familiale notamment) ou s'il a
choisi de réserver des logements locatifs plutôt
que d'attribuer des prêts à ses salariés.
Le montant du 1 %
Le montant maximal du prêt 1 % est de 110 000 F en Ile-de-france,
90 000 F pour les autres régions, 70 000 F en zone rurale.
Un complément de prêt (de 10 000 à 30 000
F) peut vous être alloué si vous achetez ou construisez
un logement neuf et que vous devenez propriétaire pour
la première fois ou si vous avez au moins trois personnes
à charge ou enfin si vous changez de résidence principale
pour mobilité professionnelle. Le taux d'intérêt
fixé par l'organisme collecteur ou par l'employeur varie
de 1 à 4 %.
Le 1 % pour financer
quoi ?
Le logement financé peut être une maison individuelle
ou un logement situé dans un immeuble collectif. Le logement
doit être la résidence principale et permanente du
candidat emprunteur ou celle de ses ascendants ou descendants
ou de son conjoint pendant au moins huit mois par an. Le prêt
quant à lui, ne peut excéder la différence
entre le coût de l'opération et la somme des autres
prêts souscrits. En aucun cas, il ne peut dépasser
50% du coût de l'opération.
Prêt conventionné
(PC) et prêt d'accession sociale (PAS)
Ces prêts, peuvent financer jusqu'à 90 % de la construction
ou de l'acquisition de logements neufs ou anciens avec ou sans
travaux d'amélioration ainsi que des travaux d'amélioration,
d'économie d'énergie et d'adaptation aux besoins
de personnes handicapées physiques. A titre d'exemple,
le prix au m² d'un logement neuf financé par un PC
ne peut dépasser 19 620F à Paris et dans les Hauts-de-Seine,
le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. Ses prêts se remboursent
entre 10 et 25 ans à un taux de 7 % pour les prêts
à taux fixe. Pour un PAS à taux variable, le taux
est de 7,45 % si la durée est inférieure ou égale
à 12 ans et de 7 % quelle que soit la durée.
Cet aperçu des
différents prêts étant donné, le candidat
à l'emprunt ne doit pas oublier de se soucier du type de
garantie pris par le créancier. Ce poste a une incidence
non négligeable sur le coût total de l'opération
de financement.
LES GARANTIES
Pour garantir un prêt, 2 solutions s'offrent à vous
: l'hypothèque et la caution. L'hypothèque implique
que le créancier peut faire vendre aux enchères
le bien sur lequel porte l'hypothèque à défaut
de remboursement du prêt dans les conditions prévues.
La caution, personne physique ou morale s'engage à payer
à la place du débiteur s'il ne parvient plus à
faire face au paiement de sa dette...
L'HYPOTHEQUE, LE
PRIVILEGE DE PRETEUR DE DENIERS ET LA CAUTION :
L'hypothèque est soumise à une taxe de publicité
foncière de 0,615% du montant de l'emprunt, au droit de
timbre au salaire du conservateur des hypothèques, émoluments
du notaire, TVA et débours soit environ 20 % supplémentaires,
auquel s'ajoute les frais de mainlevée. Au total, une hypothèque
coûte environ 2 % du montant du prêt.
Le privilège
de prêteurs de deniers est exonéré de la taxe
de publicité foncière. Il permet la saisie et la
vente du bien par voie judiciaire. Toutefois, le privilège
ne peut garantir que le paiement du prix d'achat d'un bien déjà
existant. Il ne convient donc pas pour une vente sur plan et en
cas d'achat de terrain à bâtir en vue de construire
une maison.
DEMANDER A UN TIERS
DE SE PORTER CAUTION
Pour éviter les frais précités ainsi que
la formalité de mainlevée, vous pouvez également
avoir recours au système de la caution. Celle-ci engage
tous ses biens personnels, ses revenus, salaires ou pensions et
dans le pire des cas, elle peut même être privée
de la majeure partie de ses ressources (sauf un minimum égal
au revenu minimum d'insertion). Son logement pourra être
mis en vente à l'initiative du créancier.
Des sociétés comme Le crédit logement,
sont spécialisées dans le cautionnement. Le tarif
de leur intervention est dégressif et peut aller de 4 000
Francs pour le cautionnement d'un capital de 150.000 francs à
15.000 francs pour un capital de 1 000 000 francs. Autre avantage
non négligeable, la somme demandée en début
de contrat est généralement restituée en
fin de contrat à hauteur de 60 à 80 % en fonction
de l'importance des risques auxquels la société
de caution a été confrontée pendant la durée
de remboursement de l'emprunt.
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